INTERVIEW / EKOU OI EKOU (RESPONSABLE D’EXPLOITATION CITÉ CAN DE KORHOGO) :« La Cité CAN est ouverte à tous, sans exception »
Avec ses 32 villas modernes et ses 120 chambres équipées, la Cité CAN de Korhogo veut s’imposer comme une référence hôtelière dans le Nord ivoirien. Son responsable d’exploitation, Ekou Oi Ekou, mise sur des tarifs compétitifs et un cadre paisible pour séduire aussi bien les groupes que les visiteurs individuels.
Après l’organisation de la CAN, la gestion des cités CAN est revenue à la SONAPIE. Au niveau de Korhogo, comment s’effectue concrètement cette activité de gestion ?
Concernant la gestion, il s’agit d’une activité hôtelière classique. Nous accueillons déjà des clients, qu’ils soient individuels ou en groupe, et nous faisons tout pour leur offrir un séjour agréable. Nous profitons de chaque visite pour rappeler que la Cité CAN est ouverte à tous, sans exception. Nous espérons qu’une communication plus professionnelle viendra renforcer notre visibilité et attirer davantage de clients. Nous profitons de leur présence pour donner l’information que la cité CAN est ouverte à tout le monde sans exception. Tout en espérant qu’ils soient nos ambassadeurs auprès des autres clients. Nous faisons également la communication de bouche à oreille pour informer les uns et les autres de l’ouverture de la cité. Nous espérons qu’une communication beaucoup plus accrue et professionnelle sera faite pour faire connaitre l’hôtel au grand public. Dans un avenir proche, nous espérons avoir un Service Commercial et Communication pour diffuser largement l’information de notre ouverture à tout le monde. Cela nous aidera à avoir beaucoup de clients et à engranger un chiffre d’affaires conséquent. Toutefois, dans notre démarche sur place, nous n’avons pas encore rencontré officiellement les autorités de la ville. Mais cela va se faire incessamment après les négociations qui sont en cours.
Dans l’entendement de beaucoup de personnes, les cités CAN ne seraient réservées uniquement qu’aux sportifs. Qu’en est-il réellement ?
Non, pas du tout. Les cités CAN ne sont pas réservées exclusivement aux sportifs. Vous me donnez l’opportunité d’informer le grand public que les cités CAN sont ouvertes à tout le monde. Dans celle de Korhogo, nous avons des appartements sous forme de villas, des villas de 5 pièces et d’autres de 3 pièces avec des commodités ultra modernes. Dans cette cité, nous appliquons des tarifs qui défient toute concurrence. Pour une villa de 5 pièces, c’est-à-dire 4 chambres spacieuses avec salon, cuisine, buanderie et garage de 2 voitures, les clients paient 150.000 francs pour la nuitée. Quant à la villa de 3 pièces, c’est 120.000 francs la nuitée. La chambre principale, elle, revient à 50.000 et la standard à 40.000 francs
En tant que premier responsable, quelle politique managériale avez-vous mise en place pour attirer le maximum de clients en vue d’atteindre les objectifs commerciaux qui vous ont été assignés ?
Notre premier atout, c’est le patrimoine agréable dont nous héritons. La cité CAN de Korhogo est un cadre agréable pour le séjour de nos clients en individuel ou en groupe. La cité est idéale pour tout type de séjour. C’est pour cela que très rapidement nous avons lancé la doléance pour avoir une salle de restauration et une cuisine pour offrir le petit déjeuner aux clients. Cela éviterait tout déplacement au client. Si nous avons la restauration sur place, nous gagnerons beaucoup plus de clients. En plus, nous souhaitons avoir une piscine pour parfaire notre cadre de travail
A ce jour, de quel type de commodités disposez-vous donc pour satisfaire la clientèle ?
Le calme de la cité reste notre atout. En plus, nous disposons d’espaces au sein de la cité pour une marche sportive. Au-delà, nous n’avons de très belles chambres pour le confort du client. Nous disposons de 120 chambres dans 32 villas de haut standing entièrement équipées. Pour la configuration d’une villa de cinq pièces, vous avez un grand salon sur 50 mètres carrés, avec une salle à manger de 8 places, un salon VIP avec du mobilier de luxe, un poste téléviseur de 43 pouces, une table centrale, un meuble pour la télé, 4 splits pour le salon, un détecteur d’incendie, 2 extincteurs et bien d’autres. Outre le salon, il y a 4 vastes chambres, une cuisine, une buanderie, un garage avec portail motorisé, une cour avant et arrière. A la cuisine par exemple, le client dispose d’un grand réfrigérateur, d’une cuisinière électrique, d’un extracteur de vapeur, d’un lave-vaisselle. Le client qui réside à la cité CAN bénéficie d’un éventail de commodités pour un séjour agréable et inoubliable.
Quelle place la cité CAN de Korhogo entend-t-elle occuper dans l’écosystème économique, touristique et hôtelière de la cité du PORO ?
Nous voulons occuper la première place dans l’hôtellerie au niveau de la Région du Poro. Nous avons l’infrastructure qui va avec. Nous avons des chambres de luxe et surtout un emplacement stratégique, loin du bruit de la ville et à proximité de l’aéroport. Notre cible principale reste les groupes, associations, mutuelles et familles parce que l’idéal pour nous, c’est de vendre villas par villas pour faire du profit. Toutefois, les clients individuels qui sont une part de marché importante pour nous sont les bienvenus.
Est-ce que dans cette approche commerciale que vous avez, vous êtes déjà allés vers des groupes pour l’atteinte de vos objectifs ?
Pour l’heure, nous sommes en pleine expérimentation. Mais d’ici peu, si tout est mis en place, avec un service commercial sur place et l’appui de la Direction de la Communication, nous irons loin. Mais bientôt, nous allons entrer en contact avec les différentes structures étatiques et privées basées à Korhogo et ses environs pour négocier des partenariats à l’effet de recevoir à la Cité CAN leurs travailleurs en mission au Nord. Des tarifs préférentiels seront étudiés et leur seront proposés.
Au terme de cet échange, quel appel voudriez-vous lancer ?
A la Direction Générale, je voudrais solliciter la mise à notre disposition d’une salle de restauration, d’une cuisine et d’une piscine pour booster notre activité. Si tout cela est fait, la Cité CAN de Korhogo sera aisément vendable à la clientèle. A l’endroit des résidents en Côte d’Ivoire, je voudrais signifier que les Cités CAN sont ouvertes à tout le monde, sans exception. Avec des tarifs à la portée de tous. Korhogo étant une zone touristique, j’exhorte tous les visiteurs de la cité du Poro à séjourner dans la Cité CAN, dans un cadre paisible, reposant, calme et surtout sécurisé.
Interview réalisée à Korhogo par Nazaire SERY et Madjara GNAMBA
Crédit photo : Joel Roland Coulibaly
